Apport partiel d’actif : quelles formalités légales et annonces obligatoires
L'apport partiel d'actif est l'opération par laquelle une société, dite apporteuse, transfère une partie de son patrimoine, le plus souvent une branche d'activité, à une autre société, existante ou nouvelle, en échange de titres de cette dernière, tout en continuant d'exister. Les sociétés peuvent, d'un commun accord, placer l'opération sous le régime des scissions (article L. 236-27 du Code de commerce) : le projet est alors déposé au greffe et publié au BODACC au moins 30 jours avant les décisions des associés, et les créanciers disposent de 30 jours pour former opposition. Après la réalisation, la société bénéficiaire publie une annonce légale dans un journal habilité : augmentation de capital si elle existait déjà, constitution si elle est créée pour l'occasion.
- L'apport partiel d'actif transfère une partie du patrimoine de la société apporteuse, qui poursuit son existence, contre des titres de la société bénéficiaire.
- Placé sous le régime des scissions, il entraîne la transmission universelle de la branche apportée : actifs, passifs et contrats suivent sans formalité de cession individuelle.
- Le projet d'apport est déposé au greffe de chaque société et publié au BODACC au moins 30 jours avant la première assemblée appelée à statuer.
- Les créanciers non obligataires disposent de 30 jours à compter de la dernière publication pour former opposition.
- La société bénéficiaire et la société apporteuse sont en principe solidaires du passif transmis, sauf clause contraire.
- Une annonce légale dans un journal habilité est nécessaire pour publier l'augmentation de capital ou la constitution de la société bénéficiaire, ainsi que toute modification statutaire qui en découle.
- Le BODACC et le journal d'annonces légales sont deux formalités distinctes qui ne se remplacent pas.
- Qu’est-ce qu’un apport partiel d’actif ?
- Pourquoi réaliser cette opération ?
- Quel régime juridique choisir ?
- L’apport partiel d’actif simplifié
- Quelles sont les étapes de la procédure ?
- Quelles formalités de publicité accomplir ?
- Une annonce légale est-elle obligatoire ?
- Quels droits pour les créanciers ?
- Quels délais anticiper ?
- Quels documents préparer ?
- Quelle fiscalité ?
- Quel est le coût ?
- Quelles erreurs éviter ?
- Exemple concret
- Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un apport partiel d’actif ?
L'apport partiel d'actif est une opération par laquelle une société, appelée société apporteuse, transfère une partie de ses éléments d'actif et, le cas échéant, de passif à une ou plusieurs autres sociétés, appelées sociétés bénéficiaires. En contrepartie, la société apporteuse reçoit des actions ou des parts sociales émises par la bénéficiaire.
Depuis la réforme issue de l'ordonnance n° 2023-393 du 24 mai 2023, applicable aux projets déposés au greffe à compter du 1er juillet 2023, l'opération est régie par les articles L. 236-27 à L. 236-30 du Code de commerce. Le projet peut aussi prévoir que les titres émis par la bénéficiaire sont attribués directement aux associés de la société apporteuse : on parle alors de scission partielle.
L'opération porte le plus souvent sur une branche complète d'activité, c'est-à-dire un ensemble capable de fonctionner de façon autonome : actifs, contrats, personnel et passif qui s'y rattachent.
| Critère | Apport partiel d'actif | Scission | Fusion |
|---|---|---|---|
| Patrimoine transmis | Une partie | La totalité, répartie entre plusieurs sociétés | La totalité, à une seule société |
| Sort de la société qui transmet | Elle continue d'exister | Elle disparaît | Elle disparaît |
| Titres émis en contrepartie | Attribués à la société apporteuse (ou à ses associés en cas de scission partielle) | Attribués aux associés | Attribués aux associés |
Pourquoi réaliser un apport partiel d’actif ?
Cette opération est un outil de réorganisation fréquemment utilisé par les groupes et les PME.
- Filialiser une activité : une branche est transférée à une filiale dédiée, qui dispose de sa propre organisation et de ses propres comptes.
- Préparer une cession : isoler l'activité à vendre dans une société distincte permet ensuite de céder les titres de cette société plutôt que des actifs pris un à un.
- Réorganiser un groupe : regrouper des activités similaires dans une même entité ou séparer des métiers aux risques différents.
- Faire entrer un partenaire : un investisseur peut entrer au capital de la seule filiale qui porte l'activité concernée.
Placé sous le régime des scissions, l'apport évite de transférer un à un chaque bien, contrat ou dette : la transmission universelle opère de plein droit.
Quel régime juridique choisir pour l’apport partiel d’actif ?
Deux voies sont possibles, et ce choix commande toute la suite de la procédure.
| Critère | Régime des scissions (option) | Régime de l'apport en nature |
|---|---|---|
| Fondement | Option commune des sociétés (article L. 236-27 du Code de commerce) | Droit commun de l'augmentation de capital par apport en nature |
| Transfert | Transmission universelle de la branche apportée | Transfert bien par bien, avec les formalités propres à chacun |
| Passif | Transmis de plein droit avec la branche, avec solidarité de principe | Transmis seulement s'il est expressément repris, avec l'accord des créanciers |
| Contrats | Transférés en principe sans l'accord du cocontractant, sauf contrats conclus en considération de la personne | Cession de chaque contrat, avec l'accord du cocontractant si nécessaire |
| Publicité préalable | Dépôt du projet au greffe et avis au BODACC | Pas de projet publié ; publicité de l'augmentation de capital |
| Fonds de commerce | Pas de publicité spécifique de l'apport de fonds | Publicité de l'apport de fonds de commerce (article L. 141-21) et déclaration des créances |
Lorsque l'apport porte sur une branche complète d'activité, les sociétés choisissent généralement le régime des scissions, qui sécurise la transmission du passif et des contrats. Le régime de l'apport en nature reste adapté au transfert de quelques biens isolés.
L’apport partiel d’actif simplifié
L'article L. 236-28 du Code de commerce prévoit un régime simplifié lorsque, depuis le dépôt du projet au greffe jusqu'à la réalisation de l'opération, l'une des sociétés détient en permanence la totalité du capital de l'autre. C'est le cas typique de l'apport d'une branche d'activité à une filiale détenue à 100 %.
- l'opération n'a pas à être approuvée par l'assemblée générale extraordinaire ;
- les rapports des dirigeants et du commissaire à la scission peuvent ne pas être établis ;
- un ou plusieurs associés réunissant au moins 5 % du capital de la société apporteuse peuvent toutefois demander en justice la désignation d'un mandataire chargé de convoquer une assemblée pour statuer sur l'opération.
Les formalités de publicité, à savoir le dépôt du projet au greffe et l'avis au BODACC, restent en revanche obligatoires.
Quelles sont les étapes de la procédure d’apport partiel d’actif ?
Les étapes ci-dessous correspondent à un apport placé sous le régime des scissions, configuration la plus courante pour l'apport d'une branche d'activité.
Délimiter la branche apportée
La société apporteuse identifie les actifs, contrats, salariés, autorisations et dettes rattachés à la branche. Le périmètre doit être précis : en régime des scissions, tous les éléments attachés à la branche sont transmis, y compris ceux omis dans le traité.
Évaluer les apports et fixer la rémunération
Les éléments apportés sont évalués et le nombre de titres à émettre par la bénéficiaire est déterminé. Entre sociétés sous contrôle commun, les apports sont en principe retenus à leur valeur comptable ; les valeurs réelles s'imposent dans les autres cas.
Établir le projet de traité d'apport
Le projet indique notamment la forme, la dénomination et le siège des sociétés, les motifs et conditions de l'opération, la désignation et l'évaluation des actifs et passifs transmis, la rémunération de l'apport et la date d'effet. Il est arrêté par les organes de direction de chaque société.
Faire désigner un commissaire, si nécessaire
Dans les sociétés par actions et les SARL, un commissaire à la scission est en principe désigné par le président du tribunal de commerce. Il apprécie la valeur des apports et le caractère équitable de la rémunération. Sa désignation peut être écartée dans les cas prévus par les textes, notamment en régime simplifié ou sur décision unanime des associés.
Déposer le projet au greffe et le publier au BODACC
Chaque société dépose le projet au greffe du tribunal de commerce de son siège. Un avis est publié au BODACC au moins 30 jours avant la date de la première assemblée appelée à statuer. Cette publication fait courir le délai d'opposition des créanciers.
Faire approuver l'opération
Les assemblées générales extraordinaires des sociétés concernées approuvent l'apport. La société bénéficiaire décide l'augmentation de capital qui rémunère l'apport et modifie ses statuts. En régime simplifié, cette étape est allégée.
Publier l'annonce légale et déclarer les modifications
Après la réalisation, la bénéficiaire publie une annonce légale dans un journal habilité du département de son siège, puis chaque société déclare les modifications sur le guichet unique, dans le délai d'un mois.
Quelles formalités de publicité accomplir ?
Un apport partiel d'actif placé sous le régime des scissions combine plusieurs publicités, à des moments différents de la procédure.
Les quatre formalités à distinguer :
L'avis au BODACC est inséré à l'initiative des sociétés, sur la base du projet déposé. L'annonce légale, elle, est publiée par la société dont les statuts sont modifiés ou qui est constituée.
Une annonce légale dans un journal habilité est-elle obligatoire ?
Oui, dans la quasi-totalité des cas, mais au titre des conséquences de l'apport sur les sociétés et non de l'apport lui-même. L'avis du projet au BODACC ne dispense pas de cette annonce.
| Situation | Annonce légale dans un journal habilité |
|---|---|
| Bénéficiaire existante qui émet des titres en rémunération de l'apport | Oui, au titre de l'augmentation de capital |
| Bénéficiaire créée pour recevoir l'apport | Oui, au titre de la constitution de la société |
| Société apporteuse dont l'objet social, la dénomination ou le capital change | Oui, au titre de chaque modification statutaire |
| Société apporteuse dont les statuts ne changent pas | Non |
| Apport d'un fonds de commerce hors régime des scissions, à une société non détenue en totalité par l'apporteuse | Oui, publicité de l'apport de fonds dans un journal habilité dans les 15 jours, puis au BODACC |
L'annonce de la bénéficiaire mentionne notamment l'opération réalisée, le nouveau montant du capital et la date de la décision. Lorsque la rémunération prend la forme d'une augmentation de capital, elle relève des règles de l'annonce légale d'augmentation de capital.
Une fois l'opération réalisée, vous pouvez publier une annonce légale dans un journal habilité du département du siège de la société concernée.
Quels droits pour les créanciers ?
En régime des scissions, les créanciers bénéficient d'une double protection.
- La solidarité : la société apporteuse et la ou les sociétés bénéficiaires sont en principe solidairement tenues du passif transmis (article L. 236-29). Les sociétés peuvent écarter cette solidarité par une stipulation du projet (article L. 236-30) : chaque société n'est alors tenue que de la part de passif mise à sa charge.
- L'opposition : les créanciers non obligataires dont la créance est antérieure à la publicité du projet peuvent former opposition devant le tribunal de commerce dans un délai de 30 jours à compter de la dernière publication de l'avis. L'opposition ne suspend pas l'opération ; le tribunal peut ordonner le remboursement de la créance ou la constitution de garanties. À défaut, l'apport est inopposable à ce créancier.
Hors régime des scissions, en cas d'apport d'un fonds de commerce à une société non détenue en totalité par l'apporteuse, les créanciers déclarent leurs créances au greffe dans les dix jours de la dernière publication de l'apport (article L. 141-22).
Quels délais faut-il anticiper ?
| Étape | Délai |
|---|---|
| Avis au BODACC du projet | Au moins 30 jours avant la première assemblée appelée à statuer |
| Opposition des créanciers | 30 jours à compter de la dernière publication de l'avis |
| Enregistrement du traité d'apport | 1 mois |
| Déclaration des modifications au guichet unique | 1 mois après la réalisation |
| Publicité d'un apport de fonds de commerce hors régime des scissions | 15 jours à compter de l'apport |
En pratique, il faut compter au minimum six à huit semaines entre l'arrêté du projet et la réalisation de l'opération, auxquelles s'ajoutent le temps de préparation (périmètre, évaluation, rapports) et, le cas échéant, l'intervention du commissaire.
Quels documents préparer pour un apport partiel d’actif ?
- les statuts à jour des sociétés participantes ;
- le projet de traité d'apport et ses annexes (liste des actifs, passifs, contrats et salariés transférés) ;
- les comptes servant à l'évaluation des apports ;
- le rapport du commissaire à la scission, sauf dispense ;
- les rapports des dirigeants, sauf dispense ;
- le récépissé de dépôt du projet au greffe et l'avis paru au BODACC ;
- les procès-verbaux des assemblées ou décisions approuvant l'opération ;
- les statuts modifiés de la bénéficiaire ;
- l'attestation de parution de l'annonce légale ;
- le traité enregistré auprès du service des impôts.
Selon la forme des sociétés, une déclaration de régularité et de conformité est également déposée au greffe pour constater la réalisation de l'opération.
Quelle fiscalité pour un apport partiel d’actif ?
Lorsque la société bénéficiaire est soumise à l'impôt sur les sociétés, l'apport peut bénéficier du régime fiscal de faveur des fusions (articles 210 A et 210 B du Code général des impôts).
- De plein droit si l'apport porte sur une branche complète d'activité, s'il est rémunéré par des titres de la bénéficiaire et si la société apporteuse s'engage à conserver pendant trois ans les titres reçus en contrepartie.
- Sur agrément de l'administration fiscale dans les autres cas, notamment lorsque l'engagement de conservation ne peut pas être pris.
Sous ce régime, la plus-value d'apport de la société apporteuse n'est pas imposée immédiatement, et l'apport est soumis à un droit fixe d'enregistrement de 375 €, porté à 500 € lorsque le capital de la bénéficiaire atteint au moins 225 000 € après l'opération.
À défaut, la plus-value d'apport est imposable et l'apport supporte les droits d'enregistrement de droit commun, qui dépendent de la nature des biens apportés.
Quel est le coût d’un apport partiel d’actif ?
Le coût total dépend de la taille et de la complexité de l'opération. Il comprend généralement :
| Poste | Ordre de grandeur |
|---|---|
| Rédaction du traité et accompagnement juridique | Honoraires libres, selon la complexité |
| Commissaire à la scission | Honoraires libres, sauf dispense |
| Droits d'enregistrement | 375 € ou 500 € sous le régime de faveur ; droits de droit commun à défaut |
| Avis au BODACC | Tarif réglementé du BODACC |
| Annonce légale | Tarif réglementé, au forfait pour une augmentation de capital ou une constitution |
| Frais de greffe | Dépôt du projet et inscription des modifications de chaque société |
Quelles erreurs éviter lors d’un apport partiel d’actif ?
- Confondre apport partiel d'actif et apport en nature : sans option pour le régime des scissions, l'opération suit les règles de l'apport en nature, sans transmission universelle.
- Décrire le périmètre de façon trop vague : en régime des scissions, tous les éléments rattachés à la branche sont transmis, y compris les dettes oubliées dans le traité.
- Convoquer l'assemblée trop tôt : l'avis au BODACC doit précéder d'au moins 30 jours la première assemblée.
- Confondre BODACC et journal d'annonces légales : l'avis du projet au BODACC ne remplace pas l'annonce légale de la bénéficiaire.
- Négliger la solidarité : sans clause expresse, la société apporteuse reste solidaire du passif transmis.
- Oublier les contrats conclus en considération de la personne : leur transfert peut nécessiter l'accord du cocontractant.
- Supposer que le régime fiscal de faveur s'applique automatiquement : ses conditions doivent être vérifiées séparément.
Exemple concret d’apport partiel d’actif
Une SAS exploite deux activités : l'édition de logiciels et la maintenance informatique. Elle souhaite filialiser la maintenance dans une SAS existante, dont elle détient 100 % du capital, avant d'y faire entrer un partenaire.
- Les deux sociétés optent pour le régime des scissions : contrats clients, matériel, salariés et dettes de la maintenance sont transmis de plein droit.
- La filiale étant détenue à 100 %, le régime simplifié s'applique : pas d'approbation par l'assemblée de la société apporteuse ni de commissaire à la scission.
- Le projet est déposé au greffe de chaque société et publié au BODACC ; les créanciers disposent de 30 jours pour former opposition.
- La filiale augmente son capital pour rémunérer l'apport et publie une annonce légale d'augmentation de capital, puis déclare la modification au guichet unique.
- La société apporteuse, dont les statuts ne changent pas, n'a pas d'annonce légale à publier.
- L'apport portant sur une branche complète et la société apporteuse conservant les titres trois ans, le régime fiscal de faveur s'applique de plein droit.
Quelles modifications complémentaires peuvent être nécessaires ?
L'apport peut entraîner d'autres modifications : changement d'objet social de la société apporteuse qui abandonne une activité, transfert de siège de la bénéficiaire, changement de dénomination. Chacune donne lieu à sa propre publicité et s'inscrit dans les formalités de modification d'une société.
Questions fréquentes sur l’apport partiel d’actif
Quelle est la différence entre un apport partiel d’actif et une fusion ?
Dans un apport partiel d'actif, la société apporteuse transfère une partie de son patrimoine et continue d'exister ; elle reçoit les titres émis en contrepartie. Dans une fusion, la société absorbée transmet la totalité de son patrimoine et disparaît ; ses associés reçoivent les titres de la société absorbante.
Faut-il publier une annonce légale pour un apport partiel d’actif ?
Oui, au titre des conséquences de l'opération : augmentation de capital ou constitution de la société bénéficiaire, et toute modification statutaire de la société apporteuse. L'avis du projet au BODACC ne remplace pas cette annonce.
Le projet d’apport partiel d’actif doit-il être déposé au greffe ?
Oui, lorsque l'opération est placée sous le régime des scissions. Chaque société dépose le projet au greffe de son siège, et un avis est publié au BODACC au moins 30 jours avant la première assemblée.
Les créanciers peuvent-ils s’opposer à un apport partiel d’actif ?
Oui. Les créanciers non obligataires dont la créance est antérieure à la publicité du projet peuvent former opposition dans les 30 jours de la dernière publication. L'opposition ne bloque pas l'opération, mais le tribunal peut ordonner le remboursement ou des garanties.
Combien de temps dure la procédure ?
Comptez au minimum six à huit semaines entre le dépôt du projet et la réalisation, en raison du délai de 30 jours entre l'avis au BODACC et l'assemblée, auquel s'ajoute le temps de préparation.
Qu’est-ce qu’un apport partiel d’actif simplifié ?
C'est le régime applicable lorsque l'une des sociétés détient la totalité du capital de l'autre. L'approbation par l'assemblée et les rapports ne sont pas requis, mais le dépôt au greffe et l'avis au BODACC restent obligatoires.
La société apporteuse reste-t-elle responsable des dettes transmises ?
En principe oui : elle est solidaire de la société bénéficiaire pour le passif transmis, sauf si le projet écarte expressément cette solidarité. Les créanciers peuvent alors former opposition.
Sources et références
- Code de commerce, articles L. 236-1 et suivants, notamment L. 236-27 à L. 236-30 (apport partiel d'actifs), et R. 236-1 et suivants (dépôt et publicité du projet), consultables sur Légifrance.
- Ordonnance n° 2023-393 du 24 mai 2023 portant réforme du régime des fusions, scissions, apports partiels d'actifs et opérations transfrontalières des sociétés commerciales, et décret n° 2023-430 du 1er juin 2023.
- Loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE), qui a complété la réforme.
- Code de commerce, articles L. 141-21 et L. 141-22 (apport en société d'un fonds de commerce).
- Code général des impôts, articles 210 A, 210 B, 816 et suivants (régime fiscal de faveur et droit fixe).
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